Après un début de saison compliqué, les Verts se sont rebiffés en enchaînant quatre succès consécutifs. Mais cette série aura été de courte durée. Depuis leur victoire face à la Linguère, les champions en titre ont enchaîné six matches sans succès (cinq en championnat et un en Coupe), avec seulement deux buts inscrits.
Milieu de terrain et l’un des nouveaux visages du groupe cette saison, Naby Laye Soumah analyse les difficultés offensives mais aussi certaines failles collectives de l’ASC Jaraaf. Dans un entretien accordé à notre rédaction, l’ancien pensionnaire de Jamono Fatick revient sur le bilan de la saison, son intégration et les ambitions du club.
Comment jugez-vous les 14 journées disputées par le Jaraaf ?
Après 14 journées, le bilan est mitigé. Il y a eu des phases intéressantes, notamment dans l’engagement et la discipline tactique, mais aussi des moments où nous avons manqué de constance. Le Jaraaf reste une équipe ambitieuse et, même si tout n’a pas été parfait, le groupe continue de travailler pour corriger les insuffisances et mieux répondre aux exigences du haut niveau.
Après une entame de saison compliquée, vous avez enchaîné quatre victoires avant de rechuter. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné selon vous ?
Cette série de victoires a montré que le potentiel est bien là, mais nous avons manqué de régularité par la suite. Cela s’explique par plusieurs facteurs : des erreurs individuelles à des moments clés, un manque d’efficacité dans les zones décisives et parfois une baisse d’intensité. Le championnat est exigeant et, sans constance mentale et collective, il est difficile de maintenir une dynamique positive sur la durée.
Sur six matches (cinq en championnat et un en Coupe), le Jaraaf n’a inscrit que deux buts. Peut-on parler de panne offensive ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, donc oui, on peut évoquer des difficultés offensives. Cependant, ce n’est pas uniquement un problème des attaquants. La création du jeu, la prise de décision et la justesse dans le dernier geste sont des aspects collectifs. Nous travaillons beaucoup à l’entraînement pour améliorer cela, car les occasions existent, mais il faut être plus réalistes et plus lucides devant le but.
Le Jaraaf, réputé pour son palmarès en Coupe du Sénégal, a été éliminé dès son entrée en lice. Qu’avez-vous ressenti après cette défaite en 32e de finale ?
C’est une immense déception, surtout pour un club comme le Jaraaf, qui possède une grande histoire et un palmarès important en Coupe du Sénégal. Cette élimination précoce fait mal, mais elle doit surtout nous servir de leçon pour la suite.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le Jaraaf ?
Ce qui m’a motivé, c’est avant tout l’histoire et le prestige de ce club, qui est une référence du football sénégalais et africain. Rejoindre le Jaraaf représentait pour moi une opportunité idéale pour progresser, relever de nouveaux défis et contribuer aux objectifs du club.
En tant que novice dans le groupe, comment vous êtes-vous adapté au style de jeu ?
L’adaptation a été rapide grâce à la qualité du groupe. Le style de jeu correspond bien à mes qualités, ce qui m’a permis de trouver mes repères assez vite.
Quels sont vos objectifs individuels et collectifs avec le Jaraaf ?
Sur le plan personnel, mon objectif est de progresser continuellement, d’élever mon niveau de jeu et d’être plus régulier. Il s’agit aussi de gagner en maturité et de confirmer à chaque match.
Collectivement, l’objectif principal est de permettre au Jaraaf de rester au sommet du football sénégalais, en jouant les premiers rôles en championnat et en visant les titres. Nous voulons également réaliser de bonnes performances sur la scène africaine, représenter dignement le club et ses supporters, et continuer à faire grandir l’identité et l’histoire du Jaraaf.
Pensez-vous que le Jaraaf peut retrouver son meilleur niveau d’ici la fin de la saison ?
Bien sûr. Le Jaraaf a déjà montré par le passé qu’il peut rebondir rapidement après des périodes difficiles. C’est possible, mais cela dépendra surtout de notre capacité à corriger nos failles et à rester concentrés jusqu’au bout.
Interview réalisée par Awa Sène

